Vous avez pu lire le compte rendu de l’assemblée générale dans la gazette distribuée le mois dernier. Comme nous vous avez été soulagés d’apprendre que le projet de construction de 270 logements sur le terrain de monsieur Coulomp avait été abandonné.
Vous avez été très nombreux à interpeller madame le maire au sujet de l’insécurité du chemin de la Sine, à tel point qu’elle m’a proposé un rendez-vous pour en discuter. Quelques jours après je lui exposais les points les plus dangereux de cette voie de circulation trop fréquentée. Elle en a pris note.
Sur le terrain Giuge, chemin de la Plus-Haute-Sine, le promoteur vend quatre parcelles pour bâtir quatre villas individuelles. Encore une fois un projet de construction d’immeubles dans le quartier de la Sine a été abandonné.
Fin avril, un terrain de huit hectares (parcelles OG 786 et OG 1046) a été vendu aux enchères à Grasse. Il est situé en face des ateliers municipaux. Il a été adjugé 740 000 euros hors frais. Il est constitué de deux parcelles, classées N, c’est à dire zone naturelle donc inconstructible et NL, c’est à dire zone naturelle et loisirs, là aussi inconstructible. Quel peut être le projet du nouveau propriétaire qui a dépensé tant d’argent pour acquérir ce terrain ?
Dès maintenant réservez nous le vendredi du week-end de Pentecôte, le 7 juin !
Ce soir là nous vous invitons à la fête du quartier et espérons vous y retrouver encore plus nombreux que l’année dernière.
Plus près dans le temps, samedi 11 mai à 11h, l’association Écologie Pour Vence nous invite à l’inauguration de l’ancien chemin de la Colle à Vence que nous avons contribué à rouvrir. Retrouvez nous pour le découvrir et boire le verre de l’amitié.
Rendez-vous à la barrière au bout du chemin de la Plus-Haute-Sine, côté carrières.
À Vence, un projet immobilier prévoyant plus de 250 logements sociaux pourrait voir le jour en pleine forêt de la Sine. Une décision du préfet par arrêté qui met en colère la maire. Elle n’en veut pas et argumente que le terrain visé est tout sauf le bon endroit.
Le courrier est arrivé au mois de décembre et a très fortement surpris la mairie. Il prévenait la municipalité vençoise qu’un arrêté préfectoral venait d’être pris, obligeant la commune à construire sur un terrain de 12.000 m² plus de 250 logements sociaux. Une surprise surtout à cause de la localisation de cette parcelle à bâtir: en pleine forêt de la Sine. « C’est une zone qui est à plus de 3 km du centre ville. Il n’y a pas de commerces, pas d’école, les routes ne peuvent pas supporter une augmentation significative du trafic routier, explique Catherine Le Lan. En plus on est en zone de risque d’incendie et en secteur important pour le tourisme. C’est une aberration qui va à l’encontre de ce qu’y est préconisé en ce moment, » poursuit la maire de Vence, très remontée contre ce projet.
Excentré de plus de trois kilomètres
Il faut dire que le projet a de quoi interroger. Les 270 logements qui pourraient voir le jour se trouvent complètement excentrés, à plus de trois kilomètres du centre ville, sans école, sans commerce et en plein milieu d’une zone boisée considérée par les habitants des communes voisines comme un lieu de promenade et de loisirs; sorte de poumon vert protégeant le moyen pays de l’agitation du littoral. « Si demander aux futurs habitants de ces logements sociaux de prendre leur voiture pour tout c’est faire du social, c’est être dans l’ère du temps alors je n’y comprends plus rien », renchérit Catherine Le Lan. « Le secteur n’est pas du tout adapté pour recevoir prés de 300 familles supplémentaires,explique Eric Georges, le président de l’association de quartier Vence-Ouest.
« Il faudrait faire de très gros travaux qui sont de toute façon impossible de par la topographie du terrain et des parcelles déjà construites ». L’association fait savoir qu’elle a contacté ses homologues des communes de Saint-Paul, La-Colle-sur-Loup et Tourettes-sur-Loup pour les inclure dans une grande contestation. Toutes veulent soutenir la mairie de Vence qui souhaite discuter avec le préfet pour se mettre aux normes sur les logements sociaux mais qui prévient également que des recours seront déposés si ce projet particulier était maintenu par les services de l’Etat.
Alors que dit la préfecture ?
Le sous-préfet de Grasse maintient lui le dialogue mais reste ferme. « Un porteur de projet est venu nous trouver. Son projet et le terrain sont viables. Nous sommes allés sur place et nous sommes rendu compte que tout est bon, confirme Stéphane Daguin. Je ne vois pas pourquoi le projet ne se ferait pas ! » La mairie a déjà fait savoir qu’elle avait l’intention de densifier le centre ville pour éviter l’étalement urbain. Un projet dans le quartier Chagall est en cours et prévoit des logements sociaux.« S’il y a d’autres projets nous les accompagneront, en plus !« précise le sous-préfet qui compte bien ne pas relâcher la pression.
Une pression qui pourrait monter dans les tours avec le député Loïc Dombreval qui appartenant à la majorité présidentielle pourrait se saisir du dossier pour le faire basculer. On imagine assez facilement de quel côté quand on sait que le PLU (plan local d’urbanisme) en vigueur actuellement et mis à mal par le préfet a été adopté quand il était lui même maire de Vence.
Après l’annonce faite lors de ses vœux le 12 janvier 2019, Madame le Maire de Vence postait le message suivant sur la page Facebook de la ville le 22 janvier :
Message de Mme le Maire de Vence, Catherine Le Lan
La Préfecture des Alpes-maritimes a décidé d’imposer à la ville de Vence, la construction d’un programme immobilier de 12000m2 (270 logements environ) dans le cadre des obligations de la loi SRU. Cette préemption autoritaire se situe dans une zone économique du quartier de la Sine soumise à un plan de prévention des risques de feu. C’est aussi une zone sans trottoir où 2 camions de pompiers ne peuvent pas se croiser et qui est située à 3km du centre-ville.
Est-il acceptable que l’Etat impose de construire 12000m2 de logements à 3km du centre-ville de Vence ? Non. Faire société, c’est coopérer, c’est penser la vie dans nos communes avec le Maire, les élus et les Vençois. C’est aussi respecter les règles d’urbanisme conçues avec ceux qui vivent le territoire au quotidien depuis des décennies.
Est-il acceptable de développer l’étalement urbain à Vence ? Non. Lutter contre l’étalement urbain, c’est la priorité municipale d’une politique de logement sociale, écologique et économique.
En termes sociaux, Construire des quartiers éloignés des centres-villes implique des dépenses supplémentaires pour les familles résidentes et cela augmente le risque d’isolement socio-économique. En termes écologiques, l’étalement urbain conduit les habitants à multiplier les déplacements entre lieux de résidence, de travail ou de loisir. Ces déplacements se font le plus souvent en véhicule individuel car les transports en commun sont bien plus complexes à déployer dans cette situation que dans un contexte urbain plus dense. En termes économiques, Soustraire à Vence, le peu de zones économiques qu’elle détient, c’est un non-sens d’urbanité durable, d’employabilité et de financements publics impossibles à réaliser (dessertes routières, trottoirs …).
Comme je l’ai indiqué lors de la cérémonie des vœux, c’est un nouveau combat que nous allons mener. J’ai fait un recours et nous allons travailler avec les Vençois afin que le bon sens urbain soit prioritaire à la politique anti sociale du chiffre.
Catherine Le Lan Maire de Vence Présidente du SIVOM du Pays de Vence